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Les métiers D’antan

vendredi 1er juillet 2016 Événementiel Histoire

Poursuivons notre rétrospective des métiers d’autrefois en évoquant une autre profession qui a marqué les mémoires de ceux qui l’ont connue. Il s’agit du marchand de peaux de lapin, Lou Peillarot.

Peillarot ! Peaux d’lapin ! Peaux ! Ils s’en souviennent, ceux qui l’ont entendu, ce colporteur qui arpentait les rues du village et qui souvent effrayait les enfants. Etait-ce le ton de sa voix, sa tenue, les nombreuses ficelles qu’il puisait dans les poches de son pantalon pour attacher le fruit de son travail. Il crie à tue-tête et, à ces époques pas si lointaines où rien n’est jeté, nombreux sont ceux qui l’entendent et lui vendent les peaux qu’il recherche.

Parfois la transaction s’accompagne d’un café ou d’un verre de vin destiné peut-être à amadouer l’acheteur.Sa réputation de négociateur intransigeant est bien connue et ses exigences en matière de qualité sont liées à des critères qu’il connaît à la perfection : état du poil, épaisseur, couleur... Il revendra les peaux, avec un bénéfice souvent conséquent, à des tanneurs, des fourreurs et des chapeliers. Dans les années 50 du siècle dernier, ces marchands ambulants collectaient près de 100 millions de peaux par an. Cette activité et ses dérivés faisaient vivre une multitude de métiers.
Vingt ans plus tard, le métier disparaîtra avec la vente de lapins « nus » en grande surface.

Peillarot ! Pels dé lèbre ! Pels dé lopins ! Souvenez-vous, la voix devient de plus en plus audible, la silhouette est plus distincte, il approche. Vite, il faut aller à la cave chercher la peau garnie de journaux froissés ou de paille. Lou peillarot est là, la vente va commencer...